18 février 2006 : rencontre avec Jacques Chirac
Arrivée de M. Chirac en Thaïlande

Dans le cadre de son voyage officiel en Thaïlande, et faisant suite à la demande de notre association, M. Jacques Chirac et M. Philippe Douste-Blazy, ministre des affaires étrangères ont reçu 4 familles ayant perdu un ou plusieurs proches lors du tsunami. Assistaient également à cet entretien Mme Bernadette Chirac et M. Laurent Aublin, ambassadeur de France en Thaïlande.

La rencontre s’est déroulée samedi en fin d’après midi à l’hôtel Shangri La à Bangkok et a duré environ une heure. Elle nous a permis de faire part en détail à nos interlocuteurs de nos préoccupations et nos attentes tant sur le processus d’identification, la compréhension de cette catastrophe et les enseignements à en tirer pour l’avenir.

Sur l’identification, nous avons rappelé à nos interlocuteurs la nécessité pour les familles françaises d’avoir des garanties concernant la poursuite jusqu’à son bon terme du processus d’identification. 5 Familles sont en effet toujours en attente d’une identification et il était important que les perspectives soient clairement précisées. Il nous a donc été confirmé que la France restait entièrement présent puisque deux gendarmes français dont les familles connaissent le professionnalisme et le dévouement - l’adjudant-chef Lallemand et l’Adjudant Lazir - demeuraient à Bangkok pour diriger la cellule TTVI et former leurs homologues thaïlandais et ce pour encore au moins deux mois. Le processus n’est en tout cas pas interrompu et est appelé à se poursuive sous des modalités qui seront détaillées dans les prochaines semaines par les autorités françaises aux familles, s’inspirant notamment des méthodes éprouvées au Kosovo.

Cet entretien a été aussi pour les familles présentes une nouvelle occasion de témoigner de notre reconnaissance et admiration pour la mission accomplie par les gendarmes et policiers français qui sont intervenus dans les différentes équipes à Phuket.

Par ailleurs, MM. Chirac et Douste-Blazy se sont montrés particulièrement attentifs lorsque nous avons évoqué avec eux les éléments relatifs à la prévisibilité du tsunami, la gestion des risques et le déroulement des évènements le 26 décembre 2004. Nous avons eu le temps et l’écoute nécessaires permettant un vrai échange d’informations et sans doute nous avons portés à la connaissance de nos interlocuteurs des faits ignorés qui méritent des éclaircissements tant en Thaïlande qu’en France. Il n’est pas à douter au terme de cet entretien que des actions seront prochainement engagées dans ce sens.

A travers l’exemple concret de la réouverture du SOFITEL à Khao-lak, nous avons notamment pu évoqué avec la Président de la République et le Ministre des Affaires étrangères le fait qu’aujourd’hui aucun système de prévention n’était véritablement opérationnel contrairement à ce qu’ils pensaient et donc le danger de l’oubli tant pour les populations locales que pour les touristes dont des français, qui reviennent déjà dans la région.

Cette rencontre marque incontestablement en tout cas une nouvelle étape et a permis de renforcer la sensibilisation et l’intérêt des autorités françaises à la démarche de vérité et de prévention de l’Association

Sur tous ces points, il a été convenu que notre association continuerait à travailler - comme c’est déjà le cas depuis juin 2005 - en contact étroit avec le cabinet de M. Douste-Blazy, l’ambassadeur Gilles Vidal pour l’aide plus spécifique des familles à Paris, et bien évidemment la représentation consulaire en Thaïlande.

A l’issue de cette réunion privée, le Président de la République, Mme Chirac et la délégation officielle (MMes Alliot-Marie, Lagarde, MM. Douste-Blazy, Breton et Bertrand) accompagnés des familles ont ensuite rejoint la réception offerte à la communauté française de Thaïlande. A titre d’hommage solennel, une minute de silence a alors été observée.

Minute de silence devant la communauté française.

Dans son discours devant les expatriés, le Président de la République a notamment tenu à souligner que :

"Le bien-être, la sécurité de nos compatriotes à l’étranger sont évidemment, pour notre communauté nationale, une préoccupation constante. Les malheurs et les ravages provoqués par le tsunami du 26 décembre 2004 restent profondément gravés dans nos mémoires. Certains d’entre vous ont vu leur vie bouleversée, brisée par la perte d’un, voire plusieurs de leurs proches. Je veux leur dire une nouvelle fois, au nom de tous nos concitoyens, notre profonde et affectueuse sympathie.

Je veux rendre hommage à toutes celles et tous ceux d’entre vous, et en particulier aux personnels de l’Ambassade, et à l’Ambassadrice elle-même, qui se sont portés au secours de nos compatriotes, ainsi que des Thaïlandais si terriblement frappés par la tragédie. Ils l’ont fait dans des circonstances particulièrement dramatiques et éprouvantes. A cet égard, ils ont fait honneur à la France."

Conférence de presse de M. Chirac

A noter que plus tôt dans l’après-midi, lors d’une conférence de presse Jacques Chirac avait déclaré :

"J’ai naturellement tenu à exprimer, dès mon arrivée, au Roi et à la Reine, aux autorités, notre solidarité suite à la terrible catastrophe du tsunami et aussi notre gratitude pour l’action conduite et les secours apportés par les autorités, et plus généralement, par le peuple thaïlandais lui-même. Bien entendu, nous avons parlé avec le roi, le Premier ministre, avec les ministres compétents de la nécessité de tout faire pour nous mettre en garde contre de tels événements même si leur caractère imprévisible rend les choses, bien entendu, difficiles. Mais nous encourageons fortement la Thaïlande et nous l’aidons à mettre en place ce système de prévention et d’alerte auquel elle s’est récemment consacrée, avec l’appui couplé de l’Union européenne, de la communauté internationale, et en particulier, la France, notamment par ses liens avec ses stations de Polynésie et de la Réunion."

Lors d’un aparté avec M. Léon Bertrand, ministre délégué au tourisme, nous avons pu convenir avec lui de la responsabilité de chacun, et notamment des opérateurs touristiques, de tirer tous les enseignements de ce drame. Des actions devront être conduites en ce sens. Nous avions déjà pu rencontrer M. Bertrand à la fin janvier suite à sa visite sur le site du SOFITEL.

 

 

 


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"Association de soutien aux victimes résidant au SOFITEL Magic Lagoon Resort de Khao-Lak lors du tsunami du 26 décembre 2004"
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