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Marie Nossereau - Le 5 septembre 2005
Pourtant prévenue du tsunami, la direction de l’hôtel n’avait pas donné l’alerte.
"Nous estimons qu’au delà de la catastrophe, certaines défaillances humaines méritent d’être expliquées. Et notamment la gestion de l’évènement par le groupe ACCOR". Au nom de l’Association de soutien aux victimes du Sofitel de Khao-lak, Me Gérard CHEMLA doit se rendre ce matin au tribunal de grande instance de Paris pour déposer une plainte contre X pour "homicide involontaire " et "défaut d’assistance à personne en péril".
Dans la ligne de mire : le groupe ACCOR, propriétaire du SOFITEL Magic Lagoon, situé dans la région de Khao-lak en Thaïlande, où pas moins d’une cinquantaine de français ont perdu la vie (près de la motié des 95 victimes françaises, le 26 décembre 2004 après le tsunami géant qui a ravagé le sud-est asiatique, faisant près de 200 000 morts.
Le 30 mai dernier, l’association des victimes du SOFITEL s’est procuré un document explosif : un exemplaire de la déclaration de Goran Aleksandrovski, manager general, de l’hôtel à l’époque, qui indique bien qu’à 10h20, ses équipes ont reçu un coup de fil affolé en provenance de Phuket prévenant qu’un tremblement de terre venait d’avoir lieu et qu’il fallait de toute urgence évacuer les plages et se mettre à l’abri.
Malgré cela, l’alerte n’a pas été donné aux résidents du Magic Lagoon, tout juste si le drapeau rouge est hissé sur la plage. A 10h36 (plus d’un quart d’heure après le coup de téléphone), la vague dévastatrice s’abat sur l’hôtel.
"ACCOr a eu avec nous une attitude très maladroite, explique Gérard CHEMLA. S’ils n’ont cessé de nous assurer de leur soutien, voire de leur solidarité, ils ’nont voulu communiquer aucune information. On peut même dire qu’ils nous ont servi une série de mensonges. Aujourd’hui nous avons le sentiment que la lumière n’a pas été faite sur ce qui s’est vraiment passé ce matin là dans cet hôtel".
La moitié des clients du Magic Lagoon ont trouvé la mort. Par comparaison, le Grand Diamond situé tout près du SOFITEL, ne comptera que 4 victimes...
Le code pénal français s’applique en effet aux faits qui se sont déroulés à l’étranger si les victimes sont françaises. Gérard CHEMLA et l’Association de soutien aux victimes du SOFITEL de Khao-lak attendent qu’une information judiciaire soit ouverte par la justice française. Au parquet désormais de décider.
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"Association de soutien aux victimes résidant au SOFITEL Magic Lagoon Resort de Khao-Lak lors du tsunami du 26 décembre 2004"
Association loi 1901 déclarée à la Préfecture de Police de Paris (n° 00169115 - JO du 12 mars 2005)
Agrément du Ministère de de la Justice au titre de l'article 2-15 du CPP (arrêté du 23 nov. 2005 - JO du 7 déc. 2005)
Membre de la FENVAC (Fédération Nationale des Victimes d'Accidents Collectifs)
