Le « matching » de l’ADN

Nos démarches sur le terrain ont permis de découvrir, bien avant que l’information soit officialisée en France, que le processus d’identification ADN n’est pas encore à ce jour opérationnel. Tout d’abord parce que toutes les données « post et ante mortem » n ‘étaient pas disponibles mais également parce que le logiciel devant assurer le rapprochement de ces données n’est pas encore écrit !

C’est une société américaine, la société Plasdata, qui a été chargée de développer ce logiciel. Apparemment, un tel logiciel aurait été utilisé suite aux attentats du 11 septembre pour identifier les victimes des twin towers de New York.

En France, selon les experts français sur place, les analyses ADN sont en fait la comparaison d’un profil de traces (par exemple des traces de sang, des cheveux etc..) a un profil ADN relevé (par exemple dans un fichier pour les délinquants sexuels ou sur un suspect). Dans le processus mis en place en Thaïlande, le travail à faire doit tenir compte de la parentalité, en intégrant des comparaison avec des profils d’ascendants ou descendants. En France, il n’existe pas à ce jour de logiciel permettrant d’intégrer cette parentalité dans ces conditions.

Le succès du « matching » ADN est donc conditionné à plusieurs éléments. En l’état, contrairement à ce qui nous avait été présenté les jours suivants le tsunami, il n’existe pas de garantie de succès de ce processus qu’on a peut être eu tort de vouloir privilégier a priori donc.

 

 

 


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