La rencontre qui vient de se dérouler à Bangkok avec MM. Jacques Chirac et Douste-Blazy est une étape supplémentaire dans les efforts de l’Association. Même si beaucoup reste à faire, certains changements sont déjà perceptibles et donnent du sens à l’énergie déployée par les familles.
Parce que nous nous sommes montrés exigeants les tous premiers mois, nous sommes d’autant plus satisfaits aujourd’hui de dire que depuis, la situation a pu progressivement et favorablement évoluer, du moins en ce qui concerne les autorités françaises.
Non seulement, des efforts supplémentaires ont été portés sur la recherche - notamment sur le site du SOFITEL - et l’identification des disparus mais des améliorations réelles ont également été apportées à l’information et au soutien des familles tant en France qu’en Thaïlande. Le professionnalisme et le dévouement sans faille des deux gendarmes encore présents sur place pour diriger l’équipe internationale TTVI et former les policiers Thais - l’adjudant chef Lallemand et l’Adjudant Alzir - sont le meilleur exemple de l’engagement de la France dans la durée.
Au fil des mois, nous sentons aussi manifestement de la part des pouvoirs publics une sensibilisation et un intérêt croissants concernant les circonstances de la tragédie du 26 décembre qui ont d’ailleurs été au cœur des échanges avec MM. Chirac et Douste-Blazy. Enfin, nous ne pouvons que nous féliciter d’une réflexion concrète concernant la gestion et la prévention des catastrophes avec notamment la création toute récente d’une structure ministérielle dédiée. A Bangkok, le Président de la République a explicitement et publiquement rappelé l’engagement de la France dans la mise en place d’un système de prévention des tsunamis mais également plus généralement l’impératif de sécurité pour les français à l’étranger.
Cette implication à nos côtés est un signe encourageant dans notre démarche de vérité et de prévention.
Le groupe ACCOR pour sa part semble manifestement s’inscrire dans une toute autre logique, motivé sans doute par la volonté de tourner au plus vite la page du tsunami.
Se rappelant peut-être comment ses erreurs, de communication notamment, ont pu être fatales à son prédécesseur, M. Gilles PELISSON - nouveau dirigeant d’ACCOR depuis janvier 2006 - a lui fait le choix du silence et de l’indifférence en ignorant notamment un courrier des familles écrit pourtant pour le sensibiliser à nos préoccupations. M. Gilles PELISSON a surtout fait le choix, encore plus redoutable, de l’oubli.
Comment interpréter différemment la décision annoncée début février de rouvrir le SOFITEL de Khao-lak ? Pour les familles de victimes, cette décision est bien évidemment blessante eu égard à la mémoire des nôtres, voire méprisante en ce qu’elle trahit l’engagement moral contraire pris l’année passée par M. ESPALIOUX. Mais surtout, ce faisant, ACCOR ne fait ni plus ni moins du tsunami du 26 décembre une sorte d’ « incident industriel », d’aléa dans l’activité qui est la sienne sans qu’au final cela implique de remise en cause et de changements profonds et durables. Pourtant avec 4000 établissements répartis dans le monde entier, notamment dans des zones exposées aux catastrophes naturelles ou au terrorisme, il est difficile de penser qu’ACCOR puisse se soustraire à des exigences opérationnelles en matière de risques et de sécurité pour protéger ses clients et ses propres collaborateurs.
Notre association dans son fondement repose sur la conviction des familles qu’il est de la responsabilité de chacun, à son niveau, de participer et de faire en sorte que tous les enseignements soient tirés d’une telle tragédie et cela au bénéfice de tous. Il est trop aisé d’invoquer la seule fatalité alors qu’il existe des outils, souvent simples, de prévention et de sécurité.
Dès lors, en agissant ainsi, M. PELISSON fait plus que de simples choix, il semble prêt à assumer une responsabilité, celle de l’inaction.
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"Association de soutien aux victimes résidant au SOFITEL Magic Lagoon Resort de Khao-Lak lors du tsunami du 26 décembre 2004"
Association loi 1901 déclarée à la Préfecture de Police de Paris (n° 00169115 - JO du 12 mars 2005)
Agrément du Ministère de de la Justice au titre de l'article 2-15 du CPP (arrêté du 23 nov. 2005 - JO du 7 déc. 2005)
Membre de la FENVAC (Fédération Nationale des Victimes d'Accidents Collectifs)
