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— par Bernard Giansetto—
19 mars 2005
AP French Worldstream
PARIS (AP) - L’Etat a annoncé samedi diverses mesures concernant les familles des victimes françaises du tsunami afin de les aider dans leurs démarches administratives et fiscales. Le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier et la secrétaire d’Etat aux Droits des victimes Nicole Guedj ont ainsi rencontré dans l’après-midi les familles des victimes françaises du tsunami du 26 décembre en Asie.
Cette réunion, à laquelle assistaient environ 200 personnes et qui a duré environ quatre heures, a permis de faire le point sur les procédures d’identification des victimes, les aspects juridiques et pratiques, et l’organisation d’une cérémonie du souvenir.
A la sortie, certains représentants des familles ont exprimé une certaine insatisfaction. Ainsi, Jean-François Hartwig, porte-parole de l’Association de soutien aux victimes résidant au Sofitel de Khao-lak, affirme que les familles constatent une "absence de coordination entre les services ; aucune démarche ne se passe facilement, le nombre d’erreurs est incroyable". Il estime que "certains gouvernements étrangers, celui de la Suède notamment, sont plus impliqués dans la gestion de la crise".
Nicole Guedj, qui a fait devant la presse le compte-rendu de cette réunion, a reconnu que "tous les problèmes n’étaient pas solutionnés" et qu’un nouveau rendez-vous avait été fixé dans deux mois.
Le bilan officiel des victimes françaises du tsunami est de 95 morts, dont 40 ont été identifiées à ce jour. Sur ce total, il y a eu 74 jugements déclaratifs de décès. Il n’y a officiellement plus de disparus.
En ce qui concerne l’identification, l’Etat prendra en charge 600 analyses génétiques. Bien que leur proche ait parfois été identifié, certaines familles ne sont pas certaines que le corps qui leur a été rendu soit le bon, faute de l’avoir vu. Les cercueils sont en effet scellés, l’état des corps n’incitant pas à les faire ouvrir. La France va louer un logiciel américain permettant de croiser les données ADN, pour accélérer l’identification.
Concernant une éventuelle cérémonie d’hommage aux victimes, celle-ci n’aura pas lieu dans l’immédiat, certaines familles n’y étant pas prêtes.
Sur le plan des formalités administratives, notamment face aux assurances, les survivants font parfois face à des difficultés, concernant en particulier l’interprétation des contrats censés protéger les disparus et leurs proches. Mme Guedj a donc annoncé la création d’une cellule spéciale qui va recevoir "individuellement et personnellement" chaque famille pour faire le point sur leurs difficultés.
Par ailleurs, la secrétaire d’Etat a annoncé la nomination de quatre spécialistes des droits de succession "pour accompagner les familles dans leurs démarches.
Sur le plan fiscal, Mme Guedj a décidé de concert avec son collègue du Budget, Jean-François Copé, divers aménagements tels que l’instauration d’un échéancier pour payer les droit de succession, des délais supplémentaires pour effectuer les déclarations de revenus des défunts, des délais dans le paiement des impôts ou dans les déclarations de succession (portées à 18 mois au lieu des 12 réglementaires).
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"Association de soutien aux victimes résidant au SOFITEL Magic Lagoon Resort de Khao-Lak lors du tsunami du 26 décembre 2004"
Association loi 1901 déclarée à la Préfecture de Police de Paris (n° 00169115 - JO du 12 mars 2005)
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