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AFP - 12 septembre 2005
Le parquet de Paris a ouvert lundi une enquête préliminaire après la plainte de familles de victimes françaises du tsunami de décembre 2004 visant le groupe Accor, propriétaire de l’hôtel Sofitel de Khao Lak (Thaïlande) où elles résidaient, a-t-on appris de source judiciaire.
Cette enquête a pour but de "recenser avec précision l’identité des personnes disparues, d’entendre les plaignants et d’établir avec précision la chronologie des faits et d’éventuelles responsabilités", a-t-on précisé de même source.
Elle fait suite à la plainte contre X pour "homicide involontaire et défaut d’assistance à personne en péril", déposée le 5 septembre par l’association de soutien aux victimes du Sofitel de Khao Lak et de l’essentiel des familles des victimes françaises du tsunami, hébergées au Sofitel.
Les investigations ont été confiées à la brigade de répression de la délinquance contre les personnes, au sein de la police judiciaire parisienne.
Le 26 décembre 2004, une vague de 9 à 10 mètres envahissait la plage de Khao Lak sur laquelle se trouvait implanté l’hôtel Sofitel Magic Lagoon.
135 des 438 clients de l’hôtel, dont 42 touristes français, sont morts dans le raz-de-marée.
"Le parquet se donne la peine de vérifier et d’enquêter, ce qui prouve que nous avons dénoncé des faits susceptibles de constituer une infraction pénale", a commenté lundi Me Gérard Chemla, avocat des 32 familles des victimes qui ont porté plainte.
Selon les plaignants, l’hôtel a été averti par téléphone à 10H20 de l’arrivée de la vague survenue à 10H36 le même jour.
Or, selon Me Chemla, "la réaction de l’hôtel n’était pas adaptée à la situation pendant ce quart d’heure là". Selon l’avocat, il n’existait "pas alors de normes comportementales au sein du groupe Accor" sur la conduite à tenir en cas de catastrophe.
En outre, les plaignants visent également les services de la météo thaïlandaise "informés de l’arrivée de la vague bien avant qu’elle ne touche les côtes thaïlandaises et particulièrement Khao Lak".
"Il semble que, pour ne pas prendre le risque d’une fausse alerte et encourir la critique de mettre en péril l’industrie du tourisme, les services officiels aient préféré différer l’information", estime Me Chemla.
Les plaignants s’interrogent également sur "l’implantation de l’hôtel construit au niveau de la mer à même la plage, sans aucune protection naturelle ou artificielle".
Enfin, ils pointent des "retards et insuffisances dans l’organisation des secours et assistance" de la part de l’encadrement du groupe Accor, se posant notamment la question de la "possibilité d’éventuels décès post-tsunami".
Pour sa part, le groupe hôtelier Accor, propriétaire du Sofitel, a expliqué au moment du dépôt de plainte que "tout ce qui pouvait être tenté dès le début" du tsunami "l’avait été".
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"Association de soutien aux victimes résidant au SOFITEL Magic Lagoon Resort de Khao-Lak lors du tsunami du 26 décembre 2004"
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